L’homme qui ment MARC LAVOINE

Je ne savais pas que Marc Lavoine était écrivain. L’homme qui ment et son deuxième livre. Ce livre est élu prix des lecteurs 2016. Comme d’habitude, je ne sais pas de quoi parle le livre en regardant la couverture, mais, en l’ouvrant, j’ai un petit cadeau, une superbe carte pokemon (youhou, le plaisir des livres d’occasion).

Au début du livre, il est notifié que c’est une histoire fausse, mais étonnamment, Marc est le personnage principal, entouré de Lucien Lavoine, son père, Micheline, sa mère, on retrouve aussi son frère, Francis. On se demande sans cesse ou se trouve la frontière entre l’autobiographie et le roman. On est sur un texte très « brut de pomme ». Il y a un passage qui m’a mise plutôt mal à l’aise qui raconte comment Marc, enfant, jouait au docteur avec une adulte. Malgré cela, c’est un livre rafraîchissant et poétique, Marc nous introduit en douceur dans sa famille, faisant preuve d’une grande sincérité. Il raconte de façon nostalgique sa vie, mais surtout celle de son père, volage, avec des idées politiques très tranchées.  Evidemment on est loin de l’histoire a suspens. De toute façon, le livre se termine comme il a commencé, avec l’enterrement d’un père.  Une petite différence néanmoins, Lulu, maintenant, on le connaît, et on l’aime, peut-être plus pour ses défauts, qui sont si joliment présentés, que pour ses qualités. C’est une jolie ode à son père. Je me suis beaucoup attachée au personnage et je l’avoue, j’ai versé ma petite larme.

« Tu vivais dans un film italien, comme si la vie n’était pas suffisante, pas assez colorée, pas assez tout court. Tu évoquais l’Algérie, ta frustration de ne pas avoir fait médecine à cause de… la guerre, l’argent, la vie et ton mariage peut-être trop tôt. En fait, tu noyais tous ces regrets dans le sexe des femmes, comme pour apaiser les douleurs de ta mémoire, pour soigner l’homme blessé de l’intérieur. Les filles, c’était du sirop, une médecine d’urgence pour apaiser les maux de l’âme et du cœur. Ça pesait dans mon cartable, et je partageais ça avec mon frère, qui essayait de temporiser, évoquant les blessures de Lulu. Ça me calmait de façon passagère, mais ça ne changeait rien. »

Comme d’habitude le petit extrait se trouve juste ici.

 

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