Vipère au poing Hervé Bazin

Il est quatre heures du matin, je rentre de soirée et je me dis « oh mince je n’ai pas écrit l’article sur mon livre de la semaine ! ». Heureusement ce livre est un classique et je n’ai pas besoin de vous écrire un roman (t’as compris la blague ?!)

Vipère au poing 

Hervé Bazin 

Il y a bien longtemps déjà j’avais lu une partie de ce livre. Je devais avoir 9 ans, et mon frère l’avait abandonné dans les toilettes. La petite fille curieuse que j’étais à donc commencé sa lecture. Mais Folcoche ne m’a pas du tous attirée et je me suis arrêtée au bout de quelques pages. 14 ans plus tard, au détour d’une chasse au livre, je le retrouve et je me dis qu’à l’instar de Brasse-Bouillon il est temps pour moins d’affronter la coriace vipère.

Avec du recul je pense, qu’à 8 ans je n’aurais pas pu comprendre le livre dans son ensemble. Au fil de ma lecture j’ai beaucoup hésité, roman ou autobiographie ? En tous les cas j’ai beaucoup aimé ce livre. Les sentiments y sont superbement exposés. Certains passages sont très violents, mais l’écriture d’Hervé Bazin et surtout la manière qu’à Brasse-Bouillon de retourner la situation, d’y mettre une touche d’humour, permettent une lecture facile et agréable.

Hervé Bazin est né au sein d’une famille aisée. Son père, Jacques ( comme dans le livre) Hervé-Bazin, est docteur en droit, avocat de profession, et enseigne durant plusieurs années à l’université catholique d’Hanoï, en Indochine. Sa mère, Paule (comme dans le livre) Guilloteaux, est la fille de Jean Guilloteaux, député puis sénateur du Morbihan. Les rapports conflictuels qu’il a eus avec sa mère pendant son enfance lui inspirent le roman Vipère au poing en 1948. Y est narrée la relation de haine entre Folcoche (contraction de « folle » et « cochonne »), mère sèche et cruelle constamment à la recherche de nouveaux moyens de brimade (par exemple, l’histoire de la fourchette) et ses enfants. Le narrateur est Jean Rezeau, surnommé Brasse-Bouillon. Ce roman connaît un immense succès après-guerre et est suivi de nombreux autres qui décrivent, avec un certain naturalisme et un art du portrait psychologique, les mœurs de son époque.

Bien qu’il ne soit plus à présenter, voici le résumé  :

Vipère au poing, c’est le combat impitoyable livré par Jean Rezeau, dit Brasse-Bouillon, et ses frères, à leur mère, femme odieuse, surnommée Folcoche. Cri de haine et de révolte, ce roman, largement autobiographique, le premier d’Hervé Bazin, lui apporta la célébrité et le classa d’emblée parmi les écrivains les plus lus de l’époque.

Je pense que beaucoup d’entre vous ont déjà entendu parler de ce livre ou vu le film. N’hésitez pas à me donner vos avis. Je vous embrasse.

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